Lors des Questions au Gouvernement du 11 juin 2013, l’UMP a une nouvelle fois entrepris de faire l’amalgame entre fascistes et antifascistes, dans le prolongement de l’affaire dramatique qui a coûté la vie à Clément MÉRIC.

Ainsi, à l’issue de l’annonce par Jean-Marc AYRAULT du lancement d’une procédure de dissolution des groupes d’extrême droite Jeunesse Nationaliste Révolutionnaire et Troisième Voie, le député UMP du Var Olivier AUDIBERT-TROIN a perpétué l’amalgame entretenu par la droite depuis quelques jours en demandant à ce que soient condamnées « toutes les violences » commises par les « groupuscules d’extrême droite certes, mais aussi celles des groupuscules d’extrême gauche ».

Le caractère indécent de ces propos a choqué tous ceux qui n’ont pas oublié qu’il est aujourd’hui question de violences commises par des fanatiques issus de la droite ultra-nationaliste.
La Gauche Forte entend rappeler à monsieur AUDIBERT-TROIN et à l’ensemble des députés UMP qu’établir une équivalence entre l’extrême droite violente et les mouvements antifascistes qui luttent sur le plan des idées est surtout indigne de la part de ceux qui entendent représenter la République. Les idéaux de solidarité et d’Egalité de la République sont aux antipodes de ceux prônés par l’extrême droite violente mais au fondement des valeurs qui étaient celles de Clément MÉRIC.

Mettre sur le même plan deux mouvements politiques aux ambitions antagonistes est dangereux. C’est une faute morale et historique.
Non, ceux qui luttent contre l’obscurantisme néo-fasciste ne sont pas les mêmes que ceux qui prônent la violence en politique. Opérer une telle association revient à oublier les différences fondamentales qui animent la vie politique française, faisant fi des repères cardinaux structurant notre société. Cette stratégie condamnable s’inscrit dans le brouillage des frontières politiques et dans le rapprochement avec l’extrême droite entrepris par l’UMP que dénonce la Gauche Forte depuis sa création.

La Gauche Forte appelle tout élu à s’abstenir de poursuivre cette entreprise de confusion politicienne, dommageable pour l’ensemble des citoyens et dangereuse pour la République.