L’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé ce vendredi qu’il serait candidat à la Présidence de l’UMP. Ce retour est un renoncement de plus, l’ancien Président ayant déclaré vouloir se retirer de la vie politique lors de sa défaite en 2012.

Ce retour, sans programme ni projet, apparaît comme une nouvelle mise en scène, insupportable pour beaucoup de Français déçus par la vie politique. Il fait silence sur le bilan de son mandat de 5 ans, bilan marqué par le chômage, la précarité, la dette, la division des Français et le recul des services publics.

Observateur de la vie publique, Nicolas Sarkozy touche aujourd’hui un salaire en tant qu’ancien chef de l’Etat et est membre de droit du Conseil constitutionnel.

Suite à cette annonce, l’ancien Président perd sa neutralité. Dans sa course à la tête de son parti, il ne pourra en effet être à la fois arbitre et acteur de la vie politique nationale.

C’est pourquoi Yann Galut, député du Cher et co-fondateur de la Gauche forte et de Cohérence socialiste, demande à Nicolas Sarkozy de renouveler son engagement à ne pas siéger au Conseil constitutionnel, comme il s’y était engagé en juillet 2013 et de ne plus percevoir ses indemnités d’ancien Président.