Un député et une sénatrice PS créent un nouveau club baptisé "la Gauche forte". Ils promettent de "rendre coup pour coup aux attaques de la droite".

"Face à une droite dure, je veux une gauche forte."
Le vœu de Martine Aubry lors de sa primaire face à François Hollande est exaucé. Deux parlementaires lancent vendredi un nouveau club au sein du PS : "Face à la ’droite décomplexée’ ou la ’droite forte’, et les ponts qu’elle jette vers l’extrême-droite, nous répondons par la Gauche forte". Les amateurs de pain au chocolat et les disciples de Patrick Buisson n’ont qu’à bien se tenir. "Nous rendrons coup pour coup aux attaques de la droite", promettent-ils dans un communiqué.

"Des idées nouvelles et concrètes"
La sénatrice Patricia Schillinger et le député Yann Galut, qui annonce sur Twitter que leur nouveau "pôle" sera présenté mercredi, s’assignent trois objectifs : "mener en première ligne le combat face à la droite", "soutenir efficacement l’action du président de la République" et "proposer des idées nouvelles et concrètes".

Iront-ils jusqu’à chercher à rivaliser avec Guillaume Peltier et Geoffrey Didier, les ultra-zélés héritiers auto-proclamés du sarkozysme, sur le terrain des propositions choc ? Pendant la campagne pour les élections internes de l’UMP, les deux animateurs de la Droite forte se sont prononcés pour interdire le droit de grève aux enseignants, imposer des quotas de journalistes de droite dans l’audiovisuel public, ou encore supprimer à vie les allocations des fraudeurs récidivistes. Yann Galut, élu du Cher, a du répondant. Récemment pendant l’affaire Depardieu, il s’est attiré les foudres de la droite en proposant que les exilés fiscaux soient déchus de leur nationalité s’ils n’acquittent pas d’impôt en France.