Ce mardi 19 mars, Madame Marion Maréchal Le Pen, députée du Front National a pour la première fois depuis le début de cette législature adressé une question au gouvernement.

Conforme aux obsessions de son parti, cette question a, sans grande surprise, porté sur la population Roms.

Empreinte de xénophobie et chargée d’amalgames, comme on pouvait s’y attendre, la question de Marion Maréchal Le Pen n’a pourtant suscité ni l’indignation, ni même un silence, mais au contraire des applaudissements des députés des bancs de la droite !

C’est là, après le dépôt d’amendements communs, les compromissions électorales et la tenue fin janvier à l’Assemblée nationale d’une conférence réunissant des députés de droite et d’extrême-droite, une nouvelle manifestation de la collusion préoccupante entre la droite dite républicaine et l’extrême-droite dans notre pays.

La victoire de la Gauche aux élections présidentielles en 2012 doit être aussi une victoire de nos valeurs.

La Gauche forte veut mener le combat idéologique pour stopper la progression des idées xénophobes et mettre fin à la division de notre société entamée au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Aujourd’hui dans notre pays, plus personne ne doit être montré du doigt, personne ne doit être stigmatisé, personne ne doit être accusé a priori :

Les chômeurs ne sont pas des fainéants ;
Les titulaires de minima sociaux ne sont pas des assistés ;
Les jeunes ne sont pas des délinquants ;
Les syndicalistes ne sont pas anachroniques ;
Les étrangers ne sont pas des irréguliers,
Ni les Roms des voleurs de poules.

C’est une autre vision de la France que la Gauche forte défend et nous combattrons toujours avec la plus grande énergie, la propagation de la pensée d’extrême-droite au sein de notre nation.

En applaudissant Marion Maréchal Le Pen, l’UMP participe à la vulgariser. Nous, au contraire, ne cesserons jamais de nous y opposer, et de proposer une France fière de ses valeurs de démocratie, de justice et d’égalité