Dans sa tribune au Figaro, Nicolas Sarkozy utilise les procédés de l’extrême droite — théorie du complot et victimisation — pour détourner l’attention des accusations graves qui pèsent sur lui.

Le texte de Nicolas Sarkozy dans le Figaro du 20 mars 2013 ne peut qu’heurter tout républicain convaincu. Il confirme que l’ancien président est acculé et contraint à faire feu de tout bois.

La violence qui ressort de cette tribune, qui prétend pourtant prétend utiliser le biais de l’écrit pour prendre de la distance, est terrifiante.

Nicolas Sarkozy joue, une fois encore, la carte de la victimisation. Mais cette fois, il va plus loin : il dénonce un État policier, allant même jusqu’à comparer la République française à la Stasi. Par cette association, il aligne son discours sur la frange la plus extrémiste de la droite française, celle qui crie « dictature socialiste » et appelle à la démission du président de la République. Dans sa verve anti-républicaine, il attaque les juges et les policiers qu’il estime ligués contre lui.

Doit-on lui rappeler qu’il connait bien les policiers et leur intégrité, pour avoir été ministre de l’intérieur : il leur manque de respect et remet en cause les gardiens de l’ordre public dans leur légitimité.

Si la justice était déjà habituée à des attaques virulentes de sa part, Nicolas Sarkozy franchit ici aussi les limites de l’acceptable alors qu’il est membre de droit du Conseil constitutionnel chargé de faire respecter les principes fondamentaux de notre République et notamment l’indépendance des magistrats.

Yann Galut dénonce fermement les propos de Nicolas Sarkozy qui utilise les procédés de l’extrême droite — théorie du complot et victimisation — pour détourner l’attention des accusations graves qui pèsent sur lui. En faisant cela, l’ancien président s’enfonce encore plus dans les méandres de la radicalité, alors que l’on espérait que l’éviction de Patrick Buisson pourrait l’amener à apaiser son discours.