En accusant Manuel Valls d’être "contaminé par l’extrême droite", Jean-Luc Mélenchon fait une grave erreur. Celui qui a quitté le Parti socialiste il y a moins de cinq ans est en passe de devenir son principal opposant. En ne cessant de critiquer l’ensemble de la politique gouvernementale, le leader du Front de Gauche fait obstruction au changement, pourtant espéré par les Français qui ont élu François Hollande comme président.
Le gouvernement est à l’écoute de toutes les Françaises et de tous les Français. ll ne peut pas refuser de prendre acte de la crispation identitaire qui agite une partie de l’opinion, crispation entretenue par le Front national et une part croissante de l’UMP. La politique de l’autruche qui consisterait à faire comme si ces citoyens comme les autres n’existaient pas nous mènerait dans le mur.
Manuel Valls, loin de chercher à faire le jeu de l’extrême-droite, essaie de répondre sur le terrain républicain à ces préoccupations.
En soutenant, par exemple, que la sécurité n’est pas l’apanage de la droite dure, il réaffirme la présence de l’Etat sur l’ensemble du territoire et donne du crédit à la politique menée par les socialistes et leurs alliés.
Si Jean-Luc Mélenchon souhaite poursuivre son travail d’opposition à la gauche qui ne partage pas l’ensemble de ses opinions, qu’il prenne ses responsabilités en assumant qu’il fait, lui, le jeu de ceux qui veulent l’échec de notre politique et le retour d’une droite "décomplexée" au pouvoir.
La division de notre camp en vue des prochaines échéances électorales de 2014 risque de laisser des traces.
La Gauche forte apporte donc son soutien à l’action de réconciliation menée par Manuel Valls, au sein du gouvernement. La Gauche forte entend, par ailleurs, poursuivre avec détermination sa lutte contre la propagation des idées nuisibles de l’extrême droite sous toutes leurs formes.

Mehdi Thomas ALLAL
Délégué général de la Gauche forte
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