Trappes a connu une flambée de violence dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 juillet, qui n’est pas sans rappeler la vague d’émeutes qui ont enflammé les banlieues françaises à l’automne 2005. Encore une fois, une banale interpellation, pour faire ici respecter la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, a déclenché la colère des habitants d’une cité de la commune des Yvelines.
Le courage des forces de l’ordre, immédiatement mobilisées sur le terrain, a permis d’éviter un drame, bien qu’un des jeunes émeutiers ait été blessé grièvement à l’œil. Elles demeuraient d’ailleurs toujours vigilantes pendant le week-end. La droite et l’extrême-droite ont réuni leurs voix pour dénoncer les dangers du communautarisme, sans prendre en compte les raisons profondes de cette tension urbaine, nourrie par le malaise grandissant d’une partie de la jeunesse française, exaspérée par le refus de la société de les considérer comme des citoyens à part entière.
La Gauche forte tient à exprimer son soutien à l’action du ministre de l’Intérieur, qui a su réagir promptement et imposer le respect de l’ordre public. Accusé de laxisme par l’opposition, Manuel Valls a fait preuve d’une grande fermeté, sans céder à la panique qui avait caractérisé l’attitude des autorités lorsque l’état de siège avait été décrété en 2005.
De nombreux experts alertent depuis plusieurs mois sur une montée en puissance du mécontentement dans les quartiers populaires. Le sentiment de stigmatisation éprouvé par les jeunes des quartiers sous le quinquennat précédent semble avoir laissé des traces profondes chez certains de nos concitoyens. L’expression de ce malaise ne peut néanmoins justifier qu’il soit porté atteinte aux biens ou aux personnes sur le territoire de notre République.
Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault n’a pas attendu ces mouvements de révolte pour engager avec détermination une refonte d’ampleur des politiques de la ville et de l’intégration, pour déjouer les racines de cette colère. L’état de déshérence dans laquelle sont confinées un certain nombre de zones sensibles doit être combattu sans relâche. Les représentants locaux de l’autorité publique se situent en première ligne pour donner l’exemple et réaffirmer leur attachement aux principes de justice et d’inclusion sociale.
Redonner du sens aux valeurs républicaines portées par le camp progressiste, sans pour autant céder du terrain sur les questions de sécurité et d’intégrité, est au cœur du combat que la Gauche forte entend poursuivre.
- Les porte-paroles de la Gauche forte : Yann Galut, Patricia Schillinger et Alexis Bachelay
contact : presse@gaucheforte.fr