Marion Maréchal-Le Pen a annoncé mercredi 30 octobre qu’elle sera candidate à Sorgues (Vaucluse) sur une liste conduite par un conseiller membre de l’actuelle majorité municipale UMP. Dans une ville où les scores du FN frisent avec la majorité absolue, sur une terre où les thèses frontistes font fureur, il y a tout lieu pour la gauche de tirer la sonnette d’alarme !

Non, le Front national n’est pas un parti comme les autres. Oui, l’UMP est tétanisée et débordée sur sa droite à l’approche des échéances électorales de 2014. La progression des idées aux relents racistes et xénophobes déteint donc sur la droite républicaine, qui ne rechigne plus à nouer des alliances locales pour revenir ou rester aux affaires…

La Gauche forte entend dénoncer ce qui lui apparaît comme non seulement une basse stratégie électorale, mais également comme l’un des soubassements du rapprochement idéologique durable entre l’UMP et le Front national. Peu importent les divergences de fond qui opposent les deux partis sur des thèmes comme l’Europe ou la « priorité nationale » ! Tout est à bon à prendre en vue de renverser la gauche au pouvoir.

La Gauche forte appelle donc les actuels dirigeants de l’UMP au sens des responsabilités. Alors que le Front national a élaboré une charte à l’attention des candidats issus de l’UMP qui souhaiteraient le rallier, il est grand temps que Jean-François Copé et les siens se reprennent et indiquent clairement quelle sera la ligne de conduite de ses troupes dans les mois qui viennent.

Ce sursaut républicain est le seul moyen pour faire barrage au Front national, en démontrant une fois de plus que ce parti est dangereux pour la République et ses valeurs, ainsi que pour la santé économique et la cohésion sociale de notre pays. La gestion municipale passée, et passéiste, de la part des élus frontistes, comme par exemple Jacques Bompard à Orange – dont la tête de liste Sorgues souhaite s’inspirer, est en effet un signe avant-coureur d’une catastrophe pour l’avenir de ces municipalités.