« Ce qui différencie la civilisation de la barbarie, c’est le recours à la torture », Yann Galut.

Invitée ce mercredi matin sur le plateau de BFMTV, Marine Le Pen s’est prononcée en faveur de la torture dans "des cas où il est utile de faire parler la personne". La Gauche Forte dénonce ces propos indignes qui, en justifiant la pratique de la torture, bafouent les libertés et droits fondamentaux énoncés dans la Convention européenne des droits de l’homme de 1950.

Avec cette position, Marine Le Pen inscrit son parti dans le sillage des provocations successives de Jean Marie Le Pen à ce sujet. Le Président d’honneur du FN a volontairement entretenu l’ambiguïté sur la torture lors de la guerre d’Algérie et est même allé jusqu’à voter en mars dernier au Parlement européen contre un rapport non contraignant pour l’éradication de la torture.

Loin de l’illusion de la dédiabolisation, le Front national demeure un parti d’extrême-droite qui instrumentalise les parts d’ombre de l’histoire de France et tente de réécrire la mémoire nationale.

En refusant d’affronter avec lucidité le passé et la réalité dramatique des faits historiques, le parti des Le Pen s’est toujours placé dans la provocation. Avec cette déclaration, Marine Le Pen renoue avec les origines de son parti dont elle ne s’est jamais véritablement écartée. S’il s’insère dans le jeu démocratique et électoral, le Front national ne sera jamais un parti républicain.