Lors d’une conférence de presse organisée à Nice le 12 mai visant à expliquer ses propos abjects sur Patrick Bruel, le service d’ordre du Front National s’en est violemment pris à deux journalistes. Ce déchaînement de violence, qui n’est pas sans en rappeler certaines heures sombres de la République, a eu pour conséquence de causer une interruption de travail pour l’une des journalistes présentes sur place.
Le Front National, qui tente depuis quelques années d’imposer sa stratégie de dédiabolisation, est rattrapé par ses vieux démons depuis une semaine, et ce nouvel épisode en est une preuve supplémentaire. Bien que se voulant être le « Premier parti de France », le Front National fait preuve ici de son mépris des journalistes et de la liberté d’information, qui est l’un de nos droits les plus fondamentaux.
Cet incident démontre la volonté du Front National de tout contrôler, d’instaurer une parole unique, mais montre aussi une certaine crainte que, derrière l’image policée qu’il essaye de vendre, apparaisse le vrai visage d’un parti où les crises internes sont légions.
Rien ne peut expliquer qu’en France, aujourd’hui, des journalistes soient molestés dans le cadre de l’exercice de leurs fonctions... La Gauche forte condamne fermement ces actes inadmissibles.