En déplacement à Marseille pour une réunion publique, Jean-Marie Le Pen a tenu des propos extrêmement contestables, appelant de ses vœux une épidémie du virus Ebola pour contrecarrer « l’explosion démographique (des pays sous-développés) » et le « risque de submersion » auquel selon lui l’Occident serait exposé.

Le Président d’honneur du Front National, fidèle à la ligne idéologique qu’on ne lui connait que trop, n’a d’autre part pas hésité à carillonner les traditionnelles antiennes du parti qu’il a fondé, s’inquiétant de l’immigration qu’il qualifie massive et d’un péril musulman supposé…

Jean-Marie Le Pen, sans doute nostalgique d’une époque où le Front National exprimait de façon moins sibylline ses idées nauséabondes, se fait par ces déclarations abjectes le porte-voix de théories suprémacistes graves, voire même, disons-le franchement, à caractère raciste.

Rappelons que le virus d’Ebola, pour lequel il n’existe pas encore de traitement, a fait plus de 1500 morts depuis son apparition. Son évocation dans ce contexte par le M. Le Pen est la manifestation d’un cynisme absolu.

Cette sortie du Président d’honneur du Front National nous rappelle qu’en dépit de ses nombreuses tentatives de "dédiabolisation" le Front National n’a pas changé de nature.

La Gauche Forte condamne fermement les propos tenus à Marseille et appelle à rester plus que jamais vigilant quant au FN désormais dirigé par Marine Le Pen :

le naturel revient toujours au galop.